Le chef du parti arabe Balad, Sami Abu Shehadeh, a retiré sa candidature aux élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026, après une intervention de la Cour suprême qui a estimé qu’une majorité de ses juges était favorable à sa disqualification.
La décision intervient au terme d’une procédure engagée après que la Commission électorale centrale avait invalidé sa candidature, ainsi que celles de plusieurs formations et responsables politiques arabes.
Au cœur du dossier concernant Sami Abu Shehadeh figure un article publié le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque menée par le Hamas en Israël. Les autorités judiciaires lui reprochent notamment des propos susceptibles, selon elles, d’être interprétés comme un soutien à la lutte armée contre Israël. Le responsable de Balad a rejeté cette interprétation et a exprimé des regrets lors de l’audience devant la Cour suprême.
Après examen du dossier, les neuf juges de la Cour suprême ont recommandé à Sami Abu Shehadeh de retirer sa candidature. Le responsable politique a finalement suivi cette recommandation, évitant ainsi qu’une décision formelle de disqualification ne soit rendue contre lui. Il conserve toutefois la direction de son parti.
Deux listes arabes finalement autorisées
Dans le même temps, la Cour suprême a annulé les décisions de la Commission électorale centrale visant à exclure deux listes à majorité arabe des élections législatives.
Les formations Ra’am et la Liste unifiée pourront donc participer au scrutin du 27 octobre. La Cour a estimé que les éléments présentés pour justifier leur exclusion ne remplissaient pas les critères légaux nécessaires à une disqualification.
La candidature du député Ofer Cassif, également contestée par la Commission électorale, a par ailleurs été validée par la Cour suprême à une majorité de sept juges contre deux.
Cette séquence judiciaire intervient à quelques semaines des élections législatives israéliennes, prévues le 27 octobre.
Actu-Service.net
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